Trois bâtiments dessinés, qu’ils proviennent d’un souvenir, d’une image, de la mémoire de quelqu’un d’autre ou de notre imagination n’a pas d’importance. Et si le dessin n’avait pas d’intention précise autre que de se perdre dans sa propre représentation? Celui-ci documente ces archétypes et est ensuite continuellement alimenté par le contexte des auteurs et de l’atelier dans lequel il est réalisé. Il est systématiquement confronté à ses interventions passées. Pendant la production, il y aura de moins en moins de place pour l’incertitude, puisque ce contexte de production devient lentement le dessin lui-même et se clarifie en prenant forme.
Le processus continu de dessin devient le seul réel contexte. L’acte de dessiner devient une réflexion sur elle-même. Suivant l’errance dans le territoire, le dessin sans intention première mène à un mélange le vécu, la mémoire et le réel. Il commence par une vague intention et laisse le temps agir, ligne par ligne, de définir la suite des choses. Puisque le dessin est guidé par l’intuition de l’auteur et qu’il tente de représenter un moment du territoire qui l’entoure, le dessin ne représente pas que le territoire, il en fait partie.
Une insatiable envie de s’asseoir
2022
Projet exposé à l’An In II au centre d’art de Kamouraska
dessin à la main sur feuille de gypse, encre, acrylique
3x 48’’ x 96’’